Bâtiments: cycle de vie analysé, impact environnemental limité
Réaliser l’analyse du cycle de vie (ACV) d’un bâtiment permet de réduire son impact environnemental, et notamment le recyclage de ses matériaux de construction. C’est ce que rappelle une étude parue dans la revue Environmental science and technology. Ses 2 auteurs, chercheurs à l’université de Berkeley, expliquent que faire passer de 27 à 50% le taux de recyclage du béton d’un bâtiment en démolition permet d’épargner 2,7 à 5,6 millions de tonnes annuelles d’émissions de gaz à effet de serre (GES).
Selon l’étude, le secteur du bâtiment consomme entre 30 et 40% de l’énergie mondiale et 16% des besoins en eau.
le photovoltaique
Une nouvelle étude vient confirmer le boom que connaît le secteur mondial du solaire photovoltaïque. Selon un rapport du Worldwatch institute réalisé avec l’institut Prometheus de Cambridge, la production de cellules solaires photovoltaïques a crû de 51% en 2007, portant la capacité mondiale de production d’électricité photovoltaïque à 3.733 mégawatts (MW).
2.935 MW ont été installés en 2007, soit une puissance installée cumulée de 9.740 MW depuis 1996 -l’équivalent de la demande annuelle électrique de 3 millions de foyers européens. En 2007, 1.063 de ces mégawatts ont été produits dans l’Union européenne. L’Allemagne reste le leader mondial du secteur, selon l’étude, et comprend presque la moitié des installations photovoltaïques mondiales.
Deuxième pays en nombre d’installations, l’Espagne ne représente que 3% de la production mondiale de cellules.
Les Etats-Unis, bien que connaissant une forte hausse de la production de cellules photovoltaïques -plus de 48% avec 266 MW- voient leur part de la production mondiale chuter.
Quant à la Chine, sa production de cellules photovoltaïques a sextuplé en deux ans, atteignant un potentiel de 820 MW en 2007, majoritairement dédiés à l’export.
Source "Journal de l'environnement"
Le photovoltaique suite...
L’Allemagne bénéficie d’un ensoleillement moindre que la France. Pourtant, outre-Rhin, 1.200 mégawatts (MW) de panneaux solaires photovoltaïques sont installés, contre 40 en France. En cause, les barrières bloquant l’essor de cette industrie, selon les organisateurs du Solar Event, réunis à l’occasion de la présentation de cette manifestation visant à promouvoir l’énergie solaire en juin prochain en Savoie. L'état de fait est paradoxal, puisque les incitations sont légion.
D’abord le tarif avantageux de rachat par EDF de l’électricité photovoltaïque, fixé depuis 2007. «C’est le cas depuis 10 ans en Allemagne», rappelle Eric Laborde, administrateur de l’association européenne de l’industrie photovoltaïque (Epia). Il estime que ce tarif de rachat fait perdre de l’efficacité au photovoltaïque. Un contribuable peut vendre son électricité 55 centimes d’euro le kilowattheure à EDF, si son équipement solaire photovoltaïque est intégré à la toiture. Mais l’intégration «fait perdre 8% d’efficacité par rapport à un dispositif non intégré», estime Eric Laborde. Comme l’électricité produite avec un dispositif non intégré n’est rachetée que 30 centimes, c’est le système le moins efficace qui est encouragé.
Quant au coût du prix du photovoltaïque, décrié par les détracteurs de cette énergie renouvelable, il pourrait «être aussi compétitif que le nucléaire dans quelques années», assure Eric Laborde, au vu de la croissance de 40% qu’a connue le secteur en 2007.
Autre incitation, les aides à l’installation: avec 8.000 euros d’aides cumulables, la France est le pays qui subventionne le plus la production d’électricité photovoltaïque, ajoute Jean-Paul Vial, sénateur UMP de Savoie et vice-président du conseil général du département. Mais les démarches administratives et le raccordement technique au réseau représentent un vrai parcours du combattant. «En Allemagne, 2 feuilles A4 suffisent alors qu’en France, les démarches sont longues et sont celles de gens convaincus.» Le raccordement au réseau demande 3 à 4 mois: «Je pense qu’EDF fait de la résistance passive», explique le sénateur.